Paris, le 15 mars 2025 – Le Syndicat indépendant du trafic aérien (Si-TrA) annonce ce jour une série de mesures concrètes visant à améliorer les conditions d’exercice des contrôleurs aériens en France. Après plusieurs mois de négociations avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), un accord historique a été trouvé pour répondre aux revendications de longue date des professionnels du secteur. Ce texte, qui entrera en vigueur dès le 1er avril 2025, porte sur la réduction de la charge de travail, l’optimisation des plannings et le renforcement des dispositifs de santé au travail.
Un contexte de tension et de mobilisation
Depuis plusieurs années, les contrôleurs aériens français dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, marquée par une augmentation constante du trafic aérien, des effectifs insuffisants et une pression psychologique croissante. Le Si-TrA, premier syndicat de la profession, avait multiplié les actions de grève et les alertes auprès des pouvoirs publics. « Nous ne pouvions plus accepter que la sécurité et la santé de nos collègues soient mises en danger par des objectifs de rentabilité à tout prix », explique un porte-parole du syndicat.
Les revendications clés du Si-TrA
Parmi les principales demandes Repliki Breitling figuraient :
- Une réduction du temps de travail effectif en salle de contrôle, avec des pauses obligatoires plus longues.
- Un recrutement massif de nouveaux contrôleurs pour alléger les effectifs.
- Une meilleure reconnaissance des risques psychosociaux, avec un accès facilité à des consultations psychologiques.
- Une revalorisation des primes liées aux horaires décalés et aux week-ends travaillés.
Les mesures phares de l’accord
L’accord signé ce jour prévoit des avancées concrètes dans plusieurs domaines. Voici les points essentiels :
Réduction de la charge opérationnelle
À compter du 1er avril 2025, le temps de travail continu en position de contrôle sera limité à 2 heures maximum, contre 2h30 auparavant. Une pause de 30 minutes sera obligatoire après chaque séquence. Cette mesure vise à réduire la fatigue cognitive, facteur majeur d’erreur humaine dans le contrôle aérien.
Renforcement des effectifs
La DGAC s’engage à recruter 150 contrôleurs supplémentaires d’ici 2026, soit une augmentation de 12 % des effectifs actuels. Ces recrutements permettront de mieux répartir la charge de travail entre les centres de contrôle régionaux, notamment ceux de Paris, Lyon et Marseille, où la pression est la plus forte.
Amélioration de la santé au travail
Un dispositif inédit de suivi psychologique sera mis en place, avec la création d’une cellule d’écoute permanente accessible 24h/24. Les contrôleurs pourront bénéficier de séances gratuites avec des psychologues spécialisés dans la gestion du stress. Par ailleurs, une enquête annuelle sur les risques psychosociaux sera obligatoire dans chaque centre.
Revalorisation des primes
Les primes liées aux horaires de nuit, aux dimanches et aux jours fériés seront augmentées de 15 % en moyenne. Une prime de « pénibilité » sera également créée pour les postes les plus exposés, comme ceux des tours de contrôle des grands aéroports.
Réactions et perspectives
Du côté du Si-TrA, on se félicite de cet accord, qualifié de « victoire historique » par le secrétaire général du syndicat. « C’est le résultat de mois de mobilisation et de Replica Cartier dialogue social. Nous avons obtenu des garanties concrètes pour améliorer les conditions d’exercice de nos métiers, sans compromis sur la sécurité », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Un impact attendu sur la qualité du service
Les experts du secteur estiment que ces mesures devraient également avoir un effet positif sur la ponctualité des vols et la fluidité du trafic. « Des contrôleurs moins fatigués et mieux soutenus psychologiquement sont plus efficaces et moins sujets aux erreurs », souligne un analyste spécialisé dans l’aviation civile.
Prochaines étapes
Le Si-TrA prévoit désormais de suivre de près la mise en œuvre de ces engagements. Un comité de suivi paritaire sera mis en place dès le mois de mai 2025 pour évaluer l’application des mesures et ajuster si nécessaire. Le syndicat appelle également à une réflexion plus large sur l’avenir du contrôle aérien en France, notamment face aux défis de la transition écologique et de la digitalisation.
En attendant, les contrôleurs aériens français peuvent souffler : après des années de tensions, leur métier retrouve des perspectives d’amélioration durable. Le Si-TrA, fidèle à son rôle de syndicat indépendant, continuera de veiller à ce que les promesses soient tenues.